C’était la question d’un ami Nebie Baly Anthony à la suite d’un certain nombre de poste que j’ai fait sur le panafricanisme contemporain que je trouve particulièrement impertinent, et plus encore aux antipodes du panafricanisme de Walter Rodney, de William Dubois, de Azike, de Tavio Amorin, de Cheikh Anta Diop.

Qu’est ce que le vrai panafricanisme ? C’était la question d’un ami Nebie Baly Anthony à la suite d’un certain nombre de poste que j’ai fait sur le panafricanisme contemporain que je trouve particulièrement impertinent, et plus encore aux antipodes du panafricanisme de Walter Rodney, de William Dubois, de Azike, de Tavio Amorin, de Cheikh Anta Diop. Ce panafricanisme des pères fondateurs étaient un panafricanisme morale avant d’être politique. Nkourouma dans sa dynamique de théorisation du panafricanisme avec le consciencisme voulait jeter les bases d’une doctrine de valeurs portées par un corpus idéologique qui s’inspire du socialisme originel, pensé par Aristote dans son livre « Morale à Nicomaque ». Selon la pensée d’Aristote, la république doit être animée par des êtres vertueux. L’expérience du pouvoir se doit de rechercher perpétuellement le bien des citoyens dans cité. Autant pour Aristote la République a besoin de gouvernant vertueux, de la même façon, elle a besoin de bon citoyens respectueux des valeurs de la cité. Cette matrice de pensée a été le pieds de marche de la pensée socialiste qui fait de l’homme un sujet social, qui doit s’efforcer à être bon ou utile pour la bonne marche de la société. Des intellectuels comme Paul Ricoeur ont été les symboles de ce courant idéologique. Dans son livre l’autre comme soit. Il démontre comment gouverner, c’est d’abord un rapport de semblable à semblable. Gérer les choses des sans visages, des sujets qui par l’expérience de la multitude m’ont donné leur puissance. Selon lui, l’homme politique devrait selon un ensemble de valeur et d’éthique penser son action dans son rapport à ses semblables. Nkrumah dans son livre le consciencisme défini son panafricanisme comme étant l’action de rendre à l’Afrique ses principes sociaux et humanistes.