Air Afrique : autopsie d’un échec qui hante encore les projets d’intégration…
août 5, 2025LE PANAFRICANISME DU KREMLIN
août 8, 2025
La Côte d’Ivoire, l’héritage d’une génération qui a lutté contre l’impérialisme colonial et a obtenu le droit du peuple, en d’autres termes de la nation à disposer de lui-même et à avoir la liberté d’exister en tant qu’Etat indépendant, voilà la Côte d’Ivoire d’Houphouët Boigny, la Côte d’Ivoire sous le parti unique volant vers sa destinée dans le concert des nations. 1993,mort du patriarche Félix Houphouët Boigny, laissant ainsi le vide dans la sphère politique ivoirienne , une fissure donnant accès à la confrontation , à la quête du pouvoir même au prix d’injustice , de mensonge et de création de climat de tension. Dès lors, face à un adversaire de taille , le régime d’antan décida d’opter pour la stratégie tribaliste(7) ,nationaliste et mensongère pour jeter le doute sur la nationalité du leader du Nord . Avec le concept de « l’ivoirité (5) », un discours tribaliste, fasciste outrancier tisse sa toile telle une araignée au-dessus de la nation, bien entendu, créant de facto une nette division du peuple: une fraction Nord opposée à une fraction Sud. Cependant, cette scission mal gérée coûta à la Cote d’Ivoire : « 10 ans de crise clôturée par un conflit final entre l’axe du FPI (6) et celui du RDR, créant ainsi près de 5000 victimes, selon le rapport de l’ONU. Vous verrez que dans notre démarche, nous nous sommes retenus de rappeler toutes les étapes de l’époque douloureuse qu’a connues notre nation. Sans hasard, la question porte sur ces faits historiques et celle qui se pose est donc : « qu’avons-nous tiré comme leçons ? » On se rappelle comme si c’était hier, des militants crier à l’injustice sociale, protestant contre la mise aux arrêts arbitraires, les fausses accusations, la propagande ethnique, les intimidations, la pleine occupation des instances de communications … Il est clair que lorsqu’on milite pour défendre la justice, lorsqu’on fédère les uns et les autres autour d’un idéal rassembleur contre l’injustice politique, on se doit de respecter les engagements pour lesquels nous nous sommes dressés comme un seul homme. Ainsi, un pouvoir n’a pas le droit de se dérober et de s’oublier en se fondant dans la position qu’elle décriait hier. Aujourd’hui, il est clair que les cadres et militants de certains partis semblent amnésiques tout d’un coup .On trouve aujourd’hui qu’on ne doit seulement qu’au peuple !
Face à cette manœuvre idyllique, nous ne pouvons demeurer dans le silence .Nous disons oui, le peuple y est bel et bien pour quelque chose. Néanmoins, il faut retenir que l’action politique qui n’est que l’interaction entre les acteurs Politiques, précède l’adhésion du peuple. L’exemple patent est qu’au deuxième tour des élections n’eut été la volonté politique du leader du PDCI à s’allier au candidat du RDR, le résultat serait autrement. En clair, l’acteur politique du PDCI a trouvé judicieux et bénéfique pour son intérêt de s’allier au RDR .Ce n’est qu’après cela qu’une frange du peuple appartenant à la fraction politique du PDCI a suivi le mot d’ordre de l’exécutif. De plus, nous pouvons aussi citer l’appel historique de Daoukro (8) durant les élections de 2015.Le leader du PDCI dans son alliance avec le pouvoir en place a lancé un appel dans le sens de soutenir la candidature du candidat du RDR aux élections de 2015.L’appel fut entendu, le leader du RDR fut élu pour un second mandat. Alors, ce serait user de mauvaise foi lorsque volontairement on efface l’action des acteurs politiques : « alliés d’hier » pour se verser dans un populisme de dernière minute. Il est donc judicieux de comprendre de façon définitive que la lutte politique est une action qui ne se fait pas seule, autant le peuple à son rôle à jouer, autant les acteurs politiques étant des maillons déterminants jouent leurs rôles.
Ils représentent un tout, l’un et l’autre étant véritablement complémentaires. Ainsi, dans cette logique on observe que dans tout champ politique à un moment donné de l’histoire la naissance des alliances politiques qui n’est que la pleine expression de l’addition de plusieurs forces politiques ou acteurs politiques dans le but d’avoir une puissance d’exécution politique , puis enfin une majorité écrasante dans la pleine quête du pouvoir. Alors, c’est faire preuve d’incohérence politique lorsqu’on se dédouane d’avoir reçu aucun soutien politique dans la quête du pouvoir .Cela peut se comprendre car la politique en elle-même est une science dont les faits et les évènements sont d’une complexité et d’une multitude de variable. En d’autres termes le taux d’incertitude et d’imprévisibilité est fort élevé. Par ailleurs, on observe la continuité et le maintien du démon tribaliste : « la politique clanique ». Une politique nauséabonde où le chef et son clan règnent en maitres incontestés. Une sphère politique où tout se résume au groupe, où l’expression « c’est un des nôtres » (ana môgô lé) régit toute l’action politique. Un nous, contre les autres ! J’estime que lorsqu’on se bat pour changer des faits injustes dans la nation, on ne reprend pas le même « process » (9).
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Analysons ensemble la politique du clan ou politique tribale :
Il faut retenir que dans l’évolution des hommes, l’espèce humaine a toujours évolué en clan (période clanique) (10), où les membres du clan avaient un chef qui menait le clan. Et en Afrique ce phénomène sociologique intrinsèque à l’homme s’est manifesté par l’existence des tribus. Ce qui traduit que ce phénomène est naturel. Par contre , il est quand même important de stipuler que la complexité réside dans les rapports de force entre les différents clans. Lier en partie au pouvoir, aux finances, ou aux questions de territoire, vous verrez que sur chaque espace géographique ou il y’ a eu existence d’un groupe humain, l’histoire a toujours prouvé que les confrontations entre les groupes qui se sont matérialisées par des guerres avaient pour causes des raisons d’ordres : -Politique, -économique … Le continent africain n’a pas bien sûr eu un schéma différent. Ainsi, avec la venue du colon dans sa conquête de territoire nouveau, ils ont compris à l’issue de leurs expéditions de découverte de ce territoire étranger, que ces peuples (autochtones)(11), n’avaient rien de différent avec les autres races humaines à part la distinction physiologique et culturelle. Ils ont constaté que ces personnes vivaient en groupe avec des chefs à leur tête. Un schéma qui ne leur était pas méconnu .Alors, dans un contexte de conquête, ce dessein social a été exploité par le colonisateur c’est à dire maintenir la chefferie des tribus, car il est plus facile de combattre une force morcelée qu’une force qui forme un tout. La machine coloniale a donc renforcé le tribalisme et comme un cancer, il s’est développé et est devenu un réflexe social.
Il faut comprendre que l’expression : « le nous contre les autres » ne date pas d’aujourd’hui, cela est une des séquelles du colonialisme .Dans la sociologie, on observe qu’il y a des éléments qui se transmettent d’une génération à une autre .Cela peut-être des principes, des valeurs, l’histoire, des moeurs. Durant la colonisation, comprenons qu’il y’avait des collabos, qui eux à leur niveau renforçaient le pouvoir impérialiste. Dès lors, ces collabos étant des colons en devenir, ils adoraient leurs places auprès du colon, de là à collaborer et participer au maintien de cette machine infernale de domination, de spoliation. Ayant sa tribu avec lui et étant de facto le chef, les uns et les autres formèrent autour d’eux par solidarité tribale une sorte de barricade humaine, de sorte à former un groupe de privilégiés solidaires dans le mal faisant face une masse soumise. C’est donc de façon taxique l’expression d’un nous contre les autres .Ce triste tableau révèle comment le colon a usé du vecteur tribaliste pour dresser les peuples les uns contre les autres car dans ce contexte colonial, la ruse du diviser pour mieux régner marchait à merveille et quoique les conditions étaient réunies : « un peuple inculque, évoluant en fraction ».Alors, l’enjeu était d’abord de s’imposer , ensuite de maintenir et entretenir la division et la convoitise entre les différents peuples. Le colon en maître était la force dominatrice, qui donnait le pouvoir, élevait certains au rang de chef, et ceux-ci à leurs tours exécutaient le plan du blanc. Voilà ainsi le schéma crapuleux auquel prenait part ces collabos et leurs clans. De ce fait, comment dans nos nations africaines, le tribalisme s’est endigué dans les mœurs. Et il faut énoncer que certains acteurs de la lutte anticolonialiste étaient conscients que le vrai ennemi n’était pas le colon mais les séquelles des systèmes colonial. C’est ainsi que Sékou TOURE(12), premier Président de la République de Guinée affirme : « le tribalisme est plus dangereux que le colonialisme ».Et il avait raison. On remarque qu’au lendemain des indépendances, des Etats se sont créés donnant voie à une nouvelle ère Africaine, une nouvelle page de l’histoire était bel et bien ouverte. Pour le cas de la Côte d’Ivoire mon pays, le monstre tribaliste refait surface .On parle du massacre du Guébié, du Sanwi. Des leaders de groupes ethniques :Biaka Boda , Cragbe Gnangbe , sévèrement réprimés. La question du tribalisme n’étant pas réglée ou du moins étant Volontairement étouffé : stratégie politique ou négligence ? La promotion du tribalisme permet implicitement l’adhésion massive de personnes de même groupuscule ethnique, par conséquent de même religion .Un chemin dangereux ,mais facile à emprunter politiquement , car on ne s’efforce pas de convaincre sur la base d’un programme social pour tous .On s’adonne juste à une propagande basé sur le répli identitaire , un chauvinisme fasciste(13) à travers lequel on fédère son clan autour de sa personne. Comme une drogue le tribalisme aveugle le militant ou le peuple. Il joue sur son discernement , sa clairvoyance .Le sujet sous les effets de cet endoctrinement , il pense d’abord aux intérêts du clan au quel il appartient et par réflexe naturel, il ne se voit être ailleurs qu’à l’intérieure de son clan , de sa famille , de sa tribu .Il se voit inconditionnellement lié au chef ou au potentiel leader du clan car cela va au-delà de la politique dans la mesure où le référent change :ce ne sont plus les idées , les propositions, les réflexions.
Sous un regard d’optique, le référent est politique fondé sur des idéaux au service de la société. Mais , de façon latente avec plus d’analyse et d’observation du comportement des militants politiques, on se rendra compte que le référent n’est plus politique mais tribaliste. Dans ce cadre , le militant est formaté et adopte l’état d’esprit primitif à savoir l’état d’esprit clanique .Il est tel un loup fidèle à la meute , arraché à sa capacité de raison pour seul souci l’intérêt de la meute face à d’autres , et la peur d’être banni ou le sentiment de joie de se sentir à l’intérieur d’un groupe de surcroit dominant l’aveugle au plus haut point. Dans cet état d’hypnose profonde où ses émotions et son objectivité ne font qu’un, il devient quasi impossible de l’en réveiller, de lui faire voire une autre vérité. En effet, le tribalisme est alors un monstre dangereux qui s’enracine dans la société et germe au fur et à mesure .D’emblée, on est d’accord que c’est un poison qui détruit de façon infectieuse le tissu social .Alors, imaginez des personnes intelligentes, conscientes de l’ampleur que représente la propagande tribaliste en tant que « arme politique ». La dangerosité devient exponentielle car plusieurs variables entrent en cours : Comment la stratégie est orientée ? A grande échelle ou petite échelle ? A-t-on affaire à une communication ouverte ou fermée ? (14) On peut citer par exemple le conflit Rwandais, un conflit politique qui s’est transformé en conflit tribaliste ; une dichotomie expressive entre deux clans : les Tutsis et les Hutus , qui a donné lieu à un génocide des Tutsis ( 15) du 7 avril 1994 au 17 juillet 1994.L’ONU estime qu’environ 800 000 Rwandais , en majorité Tutsis ont perdu la vie durant ces trois mois . Et ceux qui parmi les Hutus se sont montrés solidaires des Tutsis on été tués comme des traitres à la cause Hutu. Alors, à l’intérieure du vortex tribaliste la raison disparait, nous devenons moins sensibles au sort des autres, c’est-à- dire des personnes étrangères à notre clan. Et dans ce cas de confrontation, étant guidés par la cause clanique et non la cause universelle, en d’autres termes le souci de l’intérêt général, ces gens deviennent des égoïstes lucifériens capables au nom de l’intérêt de leur groupe ou de leurs causes à s’adonner aux pires monstruosités qui soient. La Côte d’Ivoire a frôlé ce scénario faute de la mauvaise foi de certains leaders qui ont brandi l’ethnie et la religion comme étendards de guerre. Je peux vous dire très habile comme ils sont, il est très difficile de se rendre compte que le référent politique lentement et délicatement s’est substitué en référent tribaliste. Cela s’est illustré avec l’entrée du discours de l’ivoirité sur la scène politique ivoirienne .Un discours nationaliste, fasciste. Avec ce contexte politique identitaire créé volontairement dans la nation et il faut le dire pour des enjeux politiques ,car durant le parti unique , il y’avait des tensions tribales mais en ce temps, on observait la non existence de propagande identitaire ,jetant le doute sur la légitimité d’un groupe ethnique ou d’une personne appartenant à ce groupe à devenir chef. On note ainsi l’installation d’un climat de confrontation ethnique dans la nation .Logiquement, par réflexe d’appartenance, les uns et les autres se replient à l’intérieure de leurs groupes ethniques. Les partis politiques se transforment donc en famille politique au sens propre de terme, tous alors derrière leurs fils, leurs proches ou leurs parents . Les mêmes causes entrainant les mêmes effets, on constate que ceux pour quoi les personnes luttaient hier fut oublié, au contraire le même schéma clanique est conservé .Encore un autre nous contre les autres au détriment de l’enjeu qui exige une force politique pour le peuple et non pour un groupe. Rattrapage ethnique, abus de pouvoir, gérance à serrure fermée et réservée aux intimes, arrogance politique, affirmation en tant que seule force dominante unilatérale .C’est donc en clair l’incarnation d’un pouvoir sans partage .
La question qu’on se pose : c’est pourquoi décèle t- on les mêmes agissements, les mêmes scénarios ? Qui révèle que c’est le temps d’un groupe et non celui d’un tout uniforme, formant une nation forte. C’est donc une gérance en autarcie perpétuellement renouvelée et entretenue politiquement. 2 .Le tribalisme, épine dorsale de la crise Comme je l’ai démontré un peu plus haut, dans la nation ivoirienne, le constat est que le discours tribaliste à su s’implanter telle une gangrène dans la société. Et cela, il faut le dire, n’est pas fortuit car les grands parties politiques y ont contribué, voire même amplifié la chose. La promotion du discours tribaliste faisant l’apologie de la haine de l’autre a fragilisé l’équilibre social de la nation .L’exposant donc à une inéluctable crise sociale .Cette stratégie politique populiste donne place au racisme ethnique dans la société , créant une odeur infectieuse de rejet de l’autre , de supériorité et de catégorisation des couches sociales. Voilà brièvement les dérives occasionnées volontairement par des discours tenus dans la nation avec de forts moyens de communication; chacun défendant une position, une cause, un leader. Et cela se ressentait à l’intérieure de toutes les composantes de la société, une confrontation frontale dans la nation. Cependant, dans ces conditions de tensions, il parait donc patent que le choc se produise car de part et d’autre, chacun s’est positionné en fonction du discours .Chaque sujet devenait ainsi un potentiel soldat qui allait de gré ou de force être enrôlé .Alors, on est plus dans une question d’idéologie mais de prédominance du clan. Qu’est ce que nous devons comprendre ? L’irresponsabilité de cette génération d’acteurs politiques, en manque d’argument et de proposition concrète pour faire émuler le développement de leurs nations, ont choisi volontairement le discours tribaliste , exclusionniste , religieux pour se légitimer auprès du peuple et dans le seul but de réaliser leurs opération de braquage du pouvoir .Il faut savoir au préalable que le peuple est un tout uniforme , composé d’une base pluraliste , multiculturelle et uni dans le principe de nation. Donc piloté une telle stratégie politique (populiste) (16) dans la sphère nationale, c’est participer à créer délibérément les conditions de scission du tissu social qui pourrait se transformer au pire, en schéma génocidaire. Aujourd’hui, les personnes se précipitent dans l’interprétation des faits mais oublient parfois que les évènement ne surviennent pas de façon hasardeuse .C’est en cela que Carl Gustav Jung affirma : « les crises, les bouleversements ne surgissent pas par hasard ».Et il ajoute « ils nous servent d’indicateur pour rectifier une trajectoire, explorer de nouvelles orientations, expérimenter un autre chemin de vie ». Ainsi, les actions ayant toujours des conséquences dans l’existence humaine, les politiques posées dans le contexte de conquête du pouvoir ne dérogent pas à cette norme. De surcroît, lorsqu’on pousse le bouchon un peu loin, les conséquences sont très graves allant jusqu’à dépasser notre entendement. Alors, il était donc très évident que les propos et les tensions de part et d’autre se concrétisent en actions concrètes dans la nation. Ces acteurs politiques irresponsables, pouvoiristes se dédouanent et font comme s’ils ne savent pas comment les choses ont pu dégénérer .Cela renforce et conforte d’avantage leur mauvaise foi .Ils savent que le chemin qu’ils avaient emprunté allaient mettre le feu dans la nation , mais comme leur soif de pouvoir dépasse les bornes , les intérêts supérieurs de la nation consistant à préserver la stabilité de la nation deviennent petits devant ceux des hommes. Une lutte politique farouche commença ! Des militants portés disparus, embastillés, des marches sévèrement réprimées, la censure, l’exil de certains acteurs politiques …Il convient aussi de rappeler dans ce contexte social de méfiance nationale, même au sein de l’armée les personnes étaient en rangs dispersés.
Je n’arrive donc pas à comprendre comment peut-on être stupéfait du fait qu’on assiste à une confrontation militaire tandis que dans ce climat social incendié, les fractions politiques étaient opposées de manière virulente ? La stratégie tribaliste comme un cancer en métastase s’est étendu sur les franges sociales. Et comme je l’avais dit, même dans l’armée ! De ce fait la grande muette devient donc politisée et quitte sa posture solennelle qui n’est que le service voué à la nation. Elle devient ainsi un outil infantilisé, de surcroît une machine à la solde d’idéaux partisans. La scission présente dans le peuple se transpose dans l’armée, des frères d’armes devenus ennemis. Et tout cela à cause de la politique tribaliste , nationaliste , populiste , fasciste. C’est pour cela à la mémoire de toutes ces personnes innocentes qui sont tombées à cause de l’irresponsabilité et la non maturité politique des acteurs du concept de l’ivoirité.
Le procès de « l’ivoirité s’impose » ! Il faut donc s’indigner vis-à-vis des agissements de ces politiques qui se sont servis du schéma diabolique, haineux, exclusionniste, tribaliste pour accéder ou confisquer le pouvoir. Un ascenseur crapuleux, une stratégie politique qui démontre ouvertement l’incompétence à tous les niveaux. 3. Les mêmes causes produisent les mêmes effets : Dans une spirale d’injustice, lorsque l’action des masses arrive à changer le cours des choses, j’estime que cela signifie le retour à l’équilibre. Les nouvelles forces politiques proposent ainsi une nouvelle trajectoire , un autre chemin de vie . Cela n’a pas été fait puisqu’on s’est versé dans une chasse aux sorcière de sorte à garantir la stabilité du pays mais indirectement la sécurité du clan au pouvoir. Hier, certains criaient à l’injustice, des personnes sensibles à l’injustice se sont donc senties concernées par leurs causes. Aujourd’hui, on observe que ces gens sont acteurs de leurs propres injustices sur d’autres. Des emprisonnements arbitraires , l’intimidation , le renforcement des positions claniques … Les militants d’hier comme toujours, sans leçon tirée du passé sont prêts à frustrer, à exclure pour des raisons pouvoristes. Tel un scénario cinématographique, les acteurs ont changé de rôle, de langage. Dans l’ivresse du pouvoir, ils reproduisent fidèlement le schéma décrié hier. Encore un nouveau nous contre les autres, une reprise de la démarche tribale .On assiste aux mêmes communications politiques virulentes, dont le but est de maintenir soit volontairement ou involontairement un climat de crispation. C’est alors dans ce contexte qu’on entendit cette fameuse phrase : « les alliances se font et se défont ».Ce n’est pas dans la frustration politique qu’on construit une atmosphère politique scène qui est un préalable à l’équilibre national. On assiste par ricochet à la naissance de grand projet politique dans le but de faire barrage à toute forme d’opposition .Un autre stratagème de confiscation du pouvoir par un nouveau clan. Un homme disait un jour : « il n’y a aucune force plus puissante qu’une idée dont le temps est arrivé ». Il est temps de rompre avec cette ancienne classe politique dangereuse pour la nation. Les gens ont repris la politique de clan et demeurent en autarcie. La politique nationale est prise en otage par le monstre tribaliste. Des hommes, faisant l’apologie du régionalisme, transforment les partis politiques en groupes ethniques. En somme, il convient de dire que certains, dans leur démarche, ont compris le réel problème à savoir l’urgence d’un véritable rassemblement social; en d’autres termes le souci du racolage du tissu social ivoirien.
Extrait de mon LIVRE CI, UN RATE GENERATIONNEL